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HISTORIQUE

  

Le Port de Bordeaux se développe dès -300 av. JC autour du transit de métaux, vins, huiles, cuivres et poteries. 

 

Les périodes de calme et d'activité se succèdent durant le Moyen Age (invasions barbares, mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le futur roi Henri II, reconquête française) jusqu'au XVIIe siècle où Bordeaux devient le 2e port négrier derrière Nantes. Le commerce colonial (triangulaire) entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques propulse le port de Bordeaux au rang de 2e port mondial après Londres : Bordeaux approvisionne l'Europe en café, cacao, sucre, coton et indigo.

 

Le port se modernise au cours du XXe siècle et devient une base militaire lors de la 1e guerre mondiale et un port militaire stragétique lors de l'Occupation : l'armée allemande y construit une base sous-marine. Un plan de destruction prévoit de faire exploser toutes les installations portuaires à la Libération. Un soldat allemand, Heinz Stahlschmidt, refuse finalement d'obéir et de faire disparaître le port et les quais, ce qui aurait causé des milliers de morts. Le siège social du Port de Bordeaux porte aujourd'hui son nom après naturalisation : Henri Salmide.

 

La grue W. date des années 50, probablement financée (au moins partiellement) par le Plan Marshall américain visant à aider à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Seule rescapée d'un groupe de grues de même manufacture en activité sur les Quais Queyries (rive droite), elle fut déplacée en 1987 sur les bassins à flots pour y être conservée.

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Rapport kronoscopique

 

 Redécouverts au cours d'une ballade digestive en voiture (!) un dimanche après-midi en famille, le Bassin à flots de Bordeaux et ses anciennes grues de manutention se sont rappelés à nos chers objectifs. Nous y sommes donc revenus quelques temps plus tard, bravant le froid et la Maréchaussée pour réaliser un rêve de gosse : grimper en haut de la grue. Et crois-moi, lecteur : c'est encore plus excitant lorsque c'est interdit !... lire la suite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rapport kronoscopique, suite

 

Non, les uniformes ne nous ont pas vus. Ils sont passés près pourtant, mais qui aurait l'idée de jeter un oeil à l'étage supérieur d'une vieille grue rouillée, un samedi après-midi d'hiver ? Petit moment de stress néanmoins!
La visite de la vieille dame commence par un étrange et poétique esquif bondé de dizaines de peluches et qui mouille devant la base sous-marine, comme sorti d'une aventure hallucinée de Miyazaki. On s'attend à voir Totoro surgir des eaux à tout instant. Un beau moment, saisissant.
Le passage des grilles puis l'escalade, dont une partie au-dessus de l'eau, sont excitants et également stressants. On a quand même tout le matériel sur le dos, il ne s'agirait pas de glisser.
Une fois sur la structure, nous découvrons que les échelles et passages ne sont pas en si mauvais état que ça et encore faciles d'accès.
La grue est devenue un pigeonnier. Le sol est tellement jonché de fientes, récentes et plus anciennes, qu'on a l'impression de marcher sur une moquette épaisse. L'odeur est là, également, mais moins forte que ce que l'on pourrait penser... Toutes mes excuses pour les quelques pigeons cardiaques qui se sont assommés en voulant s'envoler de la cabine lorsque j'y suis entré. Une sorte de remake à huis-clos des Oiseaux d'Hitchcock, mais à l'envers.

 
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