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HISTORIQUE

  

Flateyri est une commune islandaise à l'ouest de l'île qui comptait en 2011 quelque 237 âmes. Construit sur une presqu'île naturelle provenant d'alluvions laissées par le déplacement des glaciers vers la mer, d'où son nom ("Banc de sable plat"), le village était autrefois coupé du monde l'hiver lorsque la passe était submergée. Un surprenant réseau de tunnels en intersections sous la montagne permet depuis un accès simplifié par la route.

 

Noeud commercial dès 1792, la localité s'est en partie développée jusqu'au début du XXe siècle autour de la chasse au requin et à la baleine, accueillant plusieurs bases de traitement ainsi qu'une flotte de navires dédiés (les pêcheurs, en barques à rames ou en petits voiliers, pêchaient notamment le requin du Groenland).

 

Le port s'agrandit progressivement. En 1965, Flateyri comptait 550 habitants, vivant principalement de la pêche. En 2007, en raison des quotas de pêche, la liquidation de la plus grosse entreprise de Flateyri qui employaient 120 personnes entraîne l'exode d'une partie de la population.

 

Le village est surtout tristement célèbre depuis 1995 lorsqu'une avalanche massive tua 20 personnes et engloutit 29 maisons. Une grande barrière anti-avalanches fut construite en forme de chevron tronqué pour dévier les chutes de neige à la suite de cette catastrophe.

 

 

 

 

Islande 0427x 

 

 

 

 

Rapport kronoscopique

 

Jour 4 de notre expédition islandaise. Après avoir passé une bonne partie de l'après-midi à poursuivre les canards sauvages en plein milieu d'un fjord dans nos petits kayaks de mer, nous quittons le petit village de Flateyri et nous arrêtons le long de la route où nous avons remarqué plus tôt la présence d'une petite maison abandonnée. Aucun voisin, elle est perdue sur le flanc d'une montagne. Un rideau vole mollement au travers d'une vitre cassée. Nous nous engageons sur le chemin caillouteux qui y mène... lire la suite 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rapport kronoscopique, suite

 

Cette maison est minuscule : une cuisine, un salon et à l'étage deux chambres. A tout casser, entre 30 et 40 mètres carrés sur deux niveaux. Elle a l'air de dater de très, très longtemps. Pas de toilettes, pas de salle d'eau. Tout est en bois, les plafonds sont bas, comme pour éviter toute déperdition de chaleur. Il y a quand même des radiateurs, mais d'un autre temps. Des gamelles sont encore sur la gazinière, des casiers de bouteilles vides au sol, des boîtes de conserve, l'électricité semble avoir été installée bien après la maison : tous les câbles pendent...
 
Je n'arrive pas à comprendre si cette maison était habitée il y a encore peu de temps ou pas. Les appareils ménagers datent de Mathusalem alors que les casiers de bouteille sont récents, les cordons électriques et les ampoules semblent en état de marche. Le froid y est peut-être pour quelque chose : pas de trace d'humidité, peu de poussière, pas une seule toile d'araignée. Tout semble être soumis à une dégradation bien plus lente ici près du Cercle polaire que sous notre climat tempéré.

 
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